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ROC 2009


Cette année seulement 1 voiture et 6 gugusses au départ : 4 marnais et 2 aubois. A nous le sud hors saison, petites vacances en même temps que notre activité favorite, y’a pas mieux comme évasion. Jeudi matin nous sommes debout de bonne heure pour aller voir l’enduro dans la descente la plus engagée. Tu places ta roue ou bien tu passes ton chemin : roche et rochers, épingles et dévers au programme. On voit entre autres un Rémy Absalon très à l’aise. Le niveau est assez inégal entre les enduristes ainsi que le matériel. Certains se sont embarqués sans protections, d’autres en vélo pur cross-country, sans suspension arrière et même avec des tiges de selle comme sur le tour de France. Forcément ça va moins bien...


Fin de journée petite reco sur le circuit du lendemain où l’on découvre un nouveau single. Enfin, pour y aller il faut monter un peu plus haut qu’avant...


Vendredi, jour des masters, maillots verts : nous roulons ensemble sans forcer. En fait ils m’attendent tous et il n’y a que moi qui fait le circuit à toc. Johnny qui annonçait une petite forme n’est pas à la peine pour autant. Il fait une chaleur à crever, certains ont relevé 32 à 35 ° sur le parcours. Il fait soif et il faut boire car la punition guette sinon : crampes à gogo ! Mais nous savons maintenant quel endroit est le plus propice à ce genre d’ennui : la maudite côte en béton après une grande descente qui tabasse bien. Un verre d’eau sur le crâne et deux verres d’eau dans le gosier, c’est le bon rafraichissement. Sur la plage, les curieux tournent à la bière et nous encouragent les salauds ! Bon allez, encore le chemin des douaniers, re-la plage et retour à plat. Nous nous regroupons dans l’aire d’arrivée et nous passons la ligne tous les deux Johnny en nous tenant par la main pour faire les victorieux et le public marche...ça relance le speaker qui nous encourage et je cause trois mots dans le micro pour dire que oui, on est des copains de vtt venus du nord, tout çaaa, les amitiés viriles, le soleil, l’ambiance... Tiens , dites-moi ou est le bar...

45 km et 1200 m de denivelé.


Le dimanche (maillots orange donc..) matin on s’en remet une couche pour 53 km et 1700 m de dénivelé, chacun partant en guerrier à l’aventure et surtout chacun à sa vitesse. Il n’y aura pas de quartier nom de dieu ! Après 14 kilomètres on est vite calmés, car 2 ou 3 VTT ont fait un roulé-boulé dans une descente. Single bloqué pendant 1 h 15 la chetron au soleil de midi. L’hélicoptère fait ses tournées et remonte les blessés direction l’hosto de Nice. (On a appris par la suite qu’il y “avait” une hanche, un trauma cranien et un trauma facial). 

Coincé dans ce petit chemin tu chopes vite fait la haine. Les énervés qui essayent de se frayer un chemin parmi les taillis, les ronces et les épines se font huer copieusement.

Quand on repart on est moins chaud et la machine se remet en route tout doucement. Beacoup ont perdu la gnac et roulent calmos. Le circuit est le même que le vendredi, mais avec une petite boucle musclée en plus. Même avec cette rallonge le circuit est plus facile à gérer du fait du master de l’avant-veille. On se réserve pour certaines parties difficiles, on gère. Au col du Bougnon, 33e kilomètre, encore pas mal de public, car nous sommes partis dans les premières vagues, et c’est agréable ; comme on monte “au pas”, les gens ont le temps de lire notre prénom sur la plaque de cadre et de nous encourager directement. Vas'y Eric ! Merci les filles, ça remonte le moral ! Je me refais un petit plaisir ensuite dans une courte partie technique que je réussis pour la 2e fois, yeeessss ! Je craque comme d’habitude dans l’avant-dernière montée mais je suis allé plus loin que le vendredi. J’en garde pour la côte en béton, dernière grosse difficulté. Arrivé devant, je pose le pied à terre, cause 5 mn avec les pompiers et j’envoie ; ça monte, ça monte encore, ça monte toujours. Vache ! Un gars de Bar-sur-aube route qui me dépasse; l’enfoiré. Merde ! Y laissent n’importe qui rouler la-dessus !!! J’envisage de porter plainte...Je pose encore le pied à terre et me repositionne dans l’épingle finale, une partie rocheuse inégale de 50 m et l'endroit le plus pentu de cette côte - ça monte toujours - Je la veux et je l’aurai : un petit défi pour ma pomme et me remotiver. Je monte ça comme un homme ! Après c’est presque une formalité car le relief se fait plus doux. Gare aux crampes après avoir marché dans le sable... 

Mon frère, qui m’a mis une mine au départ, n’a été pris que 10 minutes dans le bouchon; il nous attends depuis plus d’une heure et commençe à s’inquiéter car personne n’est au courant de l’accident sur la ligne d’arrivée. Finalement nous v’là rendus et c’est bien ! 


Bon alors, l’année prochaine, t’y retournes ?

 

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N
tout est dit !!!! Bravo Eric
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M
Ha le Director s'est fait plaisir ! Bon pour le moral !
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J
Nom d'une pipe en bois,t'avais de l'encre en rabe mon Néric....Un rapport magnifiquement écrit,le soleil,l'adrénaline,les accidents,les dénivelés,les parcours,les couleurs,la désidratation,les temps parcourus,de la technique.....et des femelles qui vous encouragent ( as tu capté des numéro d'portable...? ) Les nuits devaient etre profondes après vos efforts intensifs.Bravo les guerriers. Néenmoins,ton récit reste palpitant,voir allèchant,tu m'éxites un peut à vrai dire.Avez vous trempé vos pieds dans l'eau salée ?
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J
Bravo éric pour l'article !!! on s'y croirai !!!! avis aux amateurs pour l'année prochaine!!!biz à tous!!
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