VENDREDI 8 MAI
Nous étions quatorze au départ. Même pas peur.
Nous étions quatorze au retour ! Même pas morts !!!
François, Henri, Jean-Paul, Pascale, Valérie, sur le 45 km.
Mimi, Cyril, Sandy, Nico, JR, Laurent G., Johnny, Sébastien, Eric, sur le 65 km.
Un temps maussade nous a accompagnés toute la journée. Le terrain était assez facile, sauf sur le périmètre, légèrement gras.
Un bel exploit pour tout le monde. Je pense que chacun s’était conditionné physiquement et moralement en vue de l’effort à produire. Pas de défaillance. Mis à part notre moyenne plus que moyenne cette journée restera une belle aventure en dehors du temps, et des temps…
Nous avons tous fait route ensemble jusqu’au dernier single au-dessus de Mothé. Ravitaillement et séparation des deux groupes. Au passage du bâtard peu de volontaires de prime abord. Le bruit du barrage était impressionnant et l’eau bien noire en l’absence du soleil. Finalement, Mimi en tête, tous le monde est passé. Sébastien rigolait comme un malade et je crois que son expression était la bonne : les puceaux du bâtard ! Les bien nommés !
Laurent C. on a reconnu ta patte ! Une belle ligne un peu « tendue » (ouch !) dans le raccourci du périmètre. Tracé un peu chaud que chacun a pu apprécier (hein JR !).
On est rentrés usés, rembardés de tiques, des crampes pour certains, fourbus, mais heureux d’avoir dépassé nos petites habitudes. A Jessains, à l’heure où le soleil montrait enfin ses rayons, certains roulaient comme des tarés sur la plaque… Le journaliste était parti depuis bien longtemps avec ses précieuses infos pour un article bien ficelé paru le surlendemain dans la presse.
Nous avons pu profiter de nos singles favoris en nous faisant plaisir sans modération. On s’est tiré la bourre quand c’était possible, en enquillant un peu fort parfois. Toujours du bonheur même en payant cash à la montée suivante.
Pour les kilométrages : ah, ben… on pas du aller tout droit : 48 pour le 45, et 72 pour le 65. Ou alors : quelle générosité ces traceurs ! Ou encore : ils en auront pour leur argent ! On s’arrange vite avec les tracas de la vie…