Quatre, Renaud, Manu, Lolo G et moi-même, nous étions quatre blaireaux du Rand ‘orient à faire le déplacement jusqu'à Poissons, petit patelin en dessous de Joinville. Quatre, même si nous aurions du être cinq, la grippe ayant eu le dernier mot sur le courage de Jean-Mi. Quatre, mais presque cinq, vu que le benjamin de l’équipe nous a gratifié d’une supportrice inattendue, sa copine Emilie venue nous encourager, enfin surtout Renaud, normal.
Pour planter le décor, pensez à Montaigu fois trois en hauteur et en largeur. Un terrain de jeux à variantes presque infinies, superbe, avec une petite route en lacets pour aller au sommet.
Coté météo, là, c’était la cata. Nous sommes arrivés avec un petit 6° et un peut de vent, pour finir avec un 3°avec pluie et neige mêlée.
Bref, à peine arrivés, nous allons voir un bout de parcours juste à coté, et c’est à ce moment que nous nous sommes dis qu’on avait fait une erreur, celle de venir. Sans faire de géologie, on sait reconnaitre quand c’est de la terre de merde, et ya pas photo, c’en est. Un genre de terre rouge incroyablement glissante, collante et salissante, de plus, il est tout à fait évident que le tracé était fait pour un temps sec.
Bon, on n’est pas venus ici pour enculer les mouches, on n’est pas des PD, on y va quand même. Le miracle n’a pas eu lieu, c’était bien sur une savonnette que nous roulions. Ce n’était qu’une suite de chutes sur et hors vélo, de jurons de décrottages, de galères en tout genres. Fin de la première spéciale, Manu veux rentrer chez lui, avec les encouragements des copains, il repart quand même. Quatre spéciales faites le matin, après le repas, il n’en restera que deux. Treize heures, coup de théâtre, Renaud dont la température corporelle devait avoisiner les vingt-cinq degrés quitte la troupe malgré nos efforts, pour aller se réconforter dans une voiture bien chauffée. Dommage, parce qu’en fait sur les deux spéciales restantes, une a été annulée.
Vers seize heures, les trois restants ont finis dans un état physique et psychologique lamentable. On ne s'est même pas fait plaisir. On a l’impression que notre corps a été passé dans une machine à laver. Et si l’enfer existe en enduro, il était là-bas Dimanche dernier.
On n’est surement pas dans le début des classements, mais bon, on l’a fait…….