Ce matin il faisait presque bon, presque beau, mais des nuages traînaient, ou peut-être les brumes hivernales. C'était bas de plafond et je conduisais direction Lévigny.
C'était gigantesque et presque dans mon axe. A la sortie du bois c'est passé, rapide comme un oiseau, mais d'une taille surprenante. Une énorme lame de couteau devant mon pare brise. Bien sûr c'est une pale d'éolienne. Elle semblait détachée de son mat et du rotor perdus dans la brume. Et évidemment sans autre point de repère, c'est toujours la même pale qui tourne, toujours la même pale qui passe et repasse.
Belle petite route que celle de Lévigny, accrochée sur le premier contrefort des Vosges, oui Môssieur. La neige s'y trouve bien encore, au creux des fossés et exposée aux courants d'airs froids qui remontent de la plaine de la Rothière.
Le chiffre sept nous va bien pour faire du vélo : sept pas beaucoup et sept souhaitable d'être plus, mais on fait pas comme on voeux.
Yoann pour la musique, Sandy pour la banane, Jérôme en avance, Laurent et Jean-Michel un peu égarés, Renaud enfin levé, et Jean-Marc à l'heure. Bon d'accord avec moi ça fait huit.
Remarque : personne n'est venu reprendre la capote trouvée la dernière fois. C'est dommage elle est un peu fripée et beaucoup moins jaune fluo qu'avant. C'est triste.
Quelques petites trouvailles s'enchaînent et font une belle découverte sous un ciel bleu très lumineux, une matinée profitable. Des fois c'est comme une bobine de fil : tu prends le bout et tu tires, ça vient tout seul ! Pas mal de traces et de fossés, des singles de motos genre montagnes russes (en dévers). Tout ça est prometteur à condition d'avoir l'autorisation de passer, de ne gêner personne et d'y travailler un temps (voire deux) soit peu (c'est à dire beaucoup). On avait dit pas de reco le dimanche matin. Merde, c'est trop tard ! Vingt km de VTT dont trente à pieds et deux stères de bois. Moi je dis : la trique en hiver c'est bien.![]()